Auto de los Reyes Magos: caractéristiques et thèmes

L' Auto de los Reyes Magos est le nom que Ramón Menéndez Pidal a attribué en 1900 à une ancienne pièce théâtrale d'origine Tolède qui aurait été élaborée au XIIe siècle. Le texte est également connu sous le nom d' Adoration des mages.

Le travail a été trouvé dans une bibliothèque appartenant au chapitre de la cathédrale de Tolède, dans un codex avec des annotations bibliques, par Felipe Fernández Vallejo. Il n'est pas connu auteur. Quiconque veut l'observer peut se rendre à la Bibliothèque nationale d'Espagne, où se trouve un exemplaire.

Sa valeur est qu'il est considéré comme le premier texte dramatique écrit en espagnol et en castillan. Il a été officiellement publié pour la première fois en 1863 par Amador de los Ríos. Il appartient à Ríos et à Manuel Cañete de faire comprendre au peuple espagnol l’importance de ce texte au XIXe siècle.

Il est considéré, en tant que produit de l’étude de la langue par les érudits, que l’ Auto des mages a été écrite peu après que Per Abbat ait compilé et publié les vers du Cantar del Mío Cid, ce qui ajoute encore plus de valeur.

Telle est la portée et l’impact du texte qui, en 2001, s’est manifesté à cet égard par l’ Auto de los Reyes Magos, " patrimoine oral et immatériel de l’humanité", en plus de le considérer comme un chef-d’œuvre.

Il incombait au célèbre maître Menendez Pidal de procéder à une étude exhaustive des caractéristiques phonétiques, métriques et lexicales. Il a également fait la comparaison avec d'autres textes de thèmes similaires en français et en anglais pour établir leurs relations, donnant une force de travail inégalée.

Caractéristiques du texte

Le travail a un total de 147 vers, avec des métriques variées, c'est pourquoi il est classé comme "polymétrique". Le texte est tronqué, il n'est pas complet. On ne sait pas avec certitude ce qui est arrivé aux fragments restants, cependant, dans l'adaptation présentée au public, ils sont complétés par des produits de présomptions parlements.

Le texte pose certains problèmes concernant l’attribution des entrées de chaque caractère, car l’œuvre est écrite dans une sorte de prose continue qui ne précise pas exactement à qui appartient chaque dialogue.

Seules certaines marques qui les séparent permettent de faire une réserve sur la différenciation entre les parlements. Malgré cela, les adaptations théâtrales réalisées ont été très bien accueillies.

Les études approfondies effectuées sur le théâtre ont révélé une influence française notable. En fait, il a été conclu que l’Auto de los Reyes Magos était donc une adaptation à l’espagnol d’un drame français à caractère liturgique où l’arrivée des Mages et leur adoration du messie rédempteur étaient clairement évidentes.

Il est important de noter que lorsque les œuvres espagnoles et françaises sont comparées, une présence notable de la langue vulgaire est évidente, de sorte que le texte qui a influencé l’ Auto de los Reyes Magos était peut-être d’origine populaire et non cultivé.

Quiconque a écrit le texte a fait un effort particulier en ce sens que le langage utilisé était aussi proche que possible du Toledo de l'époque, d'où une partie cruciale de sa valeur. Pour cette raison, de nombreux mots mozarabes sont perçus comme si à cette époque avaient déjà été castillanisés.

Thème et division de l'intrigue

Le texte de l' Auto des mages, ou l' Adoration des mages, se concentre sur ce que saint Matthieu a mentionné dans son évangile, en particulier au chapitre 2, entre les versets 1 et 12.

Le travail décrit le propre complot mené par Melchor, Gaspar et Baltasar, les "rois", lorsque, guidés par une étoile, ils cherchaient le Messie rédempteur pour lui offrir les offrandes. Bien qu'il faille préciser que le travail le qualifie de "fans des étoiles", c'est-à-dire: des astronomes.

Bien que ce qui s’est passé soit bien connu de tous, c’est l’une des intrigues bibliques les plus détendues au monde, le texte présente d’intéressantes adaptations, ainsi que des "hypothèses" sur ce qui aurait pu se passer.

Malgré le fait que le texte ne montre pas de dimensions pour les acteurs, l’œuvre est divisée en cinq scènes:

Scène 1: le débat

Dans cette scène, trois monologues sont présentés où chaque personnage manifeste sa pensée sur la nouvelle étoile apparue dans les cieux, ainsi que sur les significations et les répercussions que sa présence peut avoir. En plus de prendre la route à la poursuite de l'étoile pour voir si cela mène vraiment au rédempteur.

Les entrées des personnages sont symétriques et très bien traitées.

Scène 2: Les cadeaux

Dans cette scène, les hommes sages choisissent les cadeaux qu’ils apporteront au nourrisson avec la seule raison de révéler la véritable essence de l’enfant, si son caractère est réellement divin.

Scène 3: Visite d'Hérode

Cette scène présente les astronomes entrant dans les salles d'Hérode en manifestant ce qu'ils ont réussi à apprécier de l'étoile et de la prophétie de la venue du messie. Hérode les reçoit, les écoute et promet qu'il ira aussi adorer l'enfant.

Scène 4: La peur d'Hérode

Cette scène est un monologue d'Hérode. Le dirigeant qui, dans la scène précédente, a déclaré qu’il adorerait le messie, montre qu’il craint sa présence et les connotations qu’il peut avoir sur le fait qu’il atteint l’âge adulte. Hérode appelle ses conseillers les plus âgés et en discute pour faire place à la scène 5.

Scène 5: Rencontre avec le Rédempteur et départ

Dans cette scène, sous réserve de l’Évangile de saint Matthieu, les mages s’approchant de l’enfant, livrant les offrandes, les vénérant et se prosternant devant lui.

Ensuite, grâce à la prémonition reçue dans les rêves, aller sur leurs terres, mais de différentes manières pour éviter Hérode.

L'auto des mages, la voix du castillan médiéval

Nous devons, autant que Cid Campeador, à ce travail théâtral, montrer aux hispanophones les caractéristiques de la langue de Cervantes lors de sa conformation. Sa valeur est certainement incommensurable pour les philologues et les amateurs d’histoire.